Une assistance CCMI dans le Val-d’Oise permet au maître d’ouvrage de faire contrôler techniquement sa maison pendant le chantier et lors de la réception. Elle aide à repérer les malfaçons, les écarts aux plans et les travaux insuffisamment achevés avant qu’ils ne soient masqués ou acceptés.
Le Contrat de Construction de Maison Individuelle apporte un cadre protecteur, mais il ne supprime pas les erreurs d’exécution. Une fondation, une maçonnerie, une cloison ou une chape peuvent sembler correctes à distance tout en présentant des points qui méritent une vérification plus poussée.
L’assistance CCMI repose sur des visites programmées aux moments utiles : fondations, gros œuvre, cloisons, chape, pré-réception et réception. L’expert observe, compare, photographie et formule ses remarques techniques. Il ne dirige pas le chantier et ne remplace pas le constructeur.
L’expert CCMI apporte un regard technique indépendant au maître d’ouvrage. Il examine les travaux visibles et les rapproche des documents contractuels disponibles.
La mission commence généralement par l’étude du contrat, des plans, de la notice descriptive, des avenants et des échanges utiles avec le constructeur. Sur le chantier, l’expert recherche notamment les défauts d’exécution, les incohérences, les non-conformités apparentes et les ouvrages qui ne correspondent pas au stade annoncé.
Les textes sources de Check my House organisent cet accompagnement autour de six étapes principales : fondations, gros œuvre, cloisons, chape, pré-réception et réception. Ils prévoient également la rédaction de constats ou de rapports permettant au particulier de présenter des observations précises au constructeur.
L’expert en construction ne décide toutefois pas à la place du maître d’ouvrage. Il fournit un avis technique destiné à éclairer une validation d’étape, une demande de correction ou la préparation d’une réception.
Les contrôles sont particulièrement utiles avant que les ouvrages ne deviennent inaccessibles. Une intervention tardive peut rendre certaines vérifications plus difficiles, car les fondations, réseaux ou supports ont déjà été recouverts.

La visite des fondations vise à examiner les éléments encore visibles à ce stade. Elle permet de relever des anomalies apparentes avant la poursuite du gros œuvre.
L’expert rapproche l’exécution des plans et des documents communiqués. Selon l’état du chantier, il observe notamment l’implantation générale, les dimensions visibles, la continuité des ouvrages, l’aspect du béton, les attentes et les points singuliers accessibles.
Le contrôle ne doit pas être confondu avec une étude géotechnique, une mission de maîtrise d’œuvre ou un calcul de structure. Lorsqu’un élément ne peut pas être validé à partir de la seule observation, l’expert doit signaler la limite et recommander le contrôle complémentaire approprié.
Une anomalie détectée tôt est généralement plus simple à discuter qu’après l’élévation complète des murs. Le rapport photographique permet de conserver une trace de ce qui était visible au moment de la visite.

La visite du gros œuvre porte sur la structure visible de la maison. Elle cherche à repérer les défauts apparents concernant les murs, planchers, ouvertures et principaux assemblages.
L’expert compare les dimensions et dispositions observables aux plans transmis. Il peut relever des défauts d’alignement, des réservations incohérentes, des ouvertures mal positionnées, des éléments incomplets ou des fissurations précoces qui nécessitent une explication.
Toute fissure n’annonce pas automatiquement un problème structurel. Sa forme, son emplacement, le support concerné et le stade du chantier doivent être étudiés avant de conclure.
Lorsqu’une ouverture ou une fissuration paraît anormale, une expertise fissures peut être envisagée pour approfondir la recherche de cause. L’objectif n’est pas de masquer immédiatement la trace, mais de comprendre ce qu’elle traduit.

La visite des cloisons permet de vérifier l’organisation intérieure avant les finitions. Elle sert surtout à comparer les volumes, ouvertures et équipements avec les plans contractuels.
À ce stade, les erreurs d’implantation restent parfois corrigeables sans déposer des ouvrages entièrement terminés. L’expert peut examiner la position des portes, des cloisons, des prises, des interrupteurs, des points lumineux et des équipements visibles.
Sur le terrain, quelques centimètres d’écart peuvent avoir des conséquences très concrètes : un passage trop étroit, une porte qui gêne un futur meuble, une prise placée derrière un équipement ou une cloison qui réduit l’espace prévu.
Le contrôle porte aussi sur l’aspect général de la mise en œuvre. Il ne remplace pas les essais réglementaires ni les attestations exigées pour certaines installations.

La visite de la chape vise à repérer les défauts visibles du support avant la pose définitive des sols. Elle permet notamment d’examiner la planéité apparente, les joints et les premiers signes de fissuration.
Une chape sera ensuite largement masquée par le carrelage, le parquet ou un autre revêtement. Il est donc utile de conserver des photographies et de relever les anomalies avant cette étape.
L’expert observe les zones accessibles et signale les contrôles nécessaires. Il ne peut pas confirmer une épaisseur, une composition ou un séchage conformes sans disposer des documents ou mesures adaptés.
Une fissure de retrait superficielle et une fissuration liée à un support défaillant n’appellent pas la même réponse. Toute préconisation doit donc rester proportionnée aux observations réalisées.
La pré-réception est une visite préparatoire organisée avant la réception officielle. Elle permet de dresser une liste de défauts, finitions ou non-conformités à corriger avant la remise des clés.
Cette visite n’est pas la réception juridique de l’ouvrage. Elle ne déclenche pas les garanties légales attachées à la réception et ne doit pas être présentée comme un remplacement du procès-verbal final.
Le contrôle peut porter sur le vide sanitaire accessible, les façades, la toiture visible, les menuiseries, les revêtements, la plomberie, l’électricité, les sanitaires, les combles et la conformité générale aux plans. Le texte source présente la pré-réception comme une inspection permettant d’anticiper les réserves et de vérifier le niveau réel d’achèvement avant l’appel de fonds des 95 %.
La liste établie à cette occasion sert de support de discussion. Elle ne doit pas être confondue avec les réserves inscrites au procès-verbal de réception, qui ont une portée juridique différente.
La réception est l’acte par lequel le maître d’ouvrage accepte la construction avec ou sans réserves. Elle fixe un point de départ essentiel pour plusieurs garanties et doit faire l’objet d’un procès-verbal précis.
Le Code civil définit la réception comme une acceptation contradictoire de l’ouvrage. La garantie de parfait achèvement court pendant un an à compter de cette date pour les désordres signalés dans les réserves ou notifiés ensuite selon les règles applicables.
Le jour de la réception, il faut examiner la maison méthodiquement et décrire les réserves de façon suffisamment précise. Une formulation comme « finitions à revoir » est moins exploitable que la désignation de la pièce, de l’ouvrage et du défaut constaté.
L’expert peut aider à structurer cette inspection. Le maître d’ouvrage reste toutefois la personne qui reçoit la maison et signe le procès-verbal.
Un appel de fonds doit correspondre à un stade réellement atteint. Le maître d’ouvrage ne doit pas se limiter au titre figurant sur le courrier du constructeur.
L’échelonnement réglementaire prévoit notamment un maximum de 15 % à l’ouverture du chantier, 25 % à l’achèvement des fondations, 40 % à l’achèvement des murs, 60 % à la mise hors d’eau, 75 % à l’achèvement des cloisons et à la mise hors d’air, puis 95 % après les travaux d’équipement, de plomberie, de menuiserie, de chauffage et de revêtements extérieurs. Le maître d’ouvrage peut demander à visiter le chantier avant de régler afin de constater l’avancement annoncé.
L’expert vérifie les éléments visibles correspondant à l’étape. Il peut relever qu’un ouvrage manque, qu’une zone reste inachevée ou que le stade annoncé mérite d’être discuté.
Son avis n’est pas une décision judiciaire et ne suspend pas automatiquement le paiement. En présence d’un désaccord sérieux, le maître d’ouvrage doit formaliser sa position, conserver les preuves et solliciter, selon le dossier, un conseil juridique.
Les désordres observables varient selon le stade de la construction. L’expert recherche des faits précis plutôt qu’une impression générale de chantier bien ou mal tenu.
Les contrôles peuvent notamment concerner :
Des écarts entre les plans et les dimensions observées.
Des ouvertures, portes ou cloisons mal implantées.
Des fissures ou déformations visibles.
Des défauts de pose des menuiseries.
Des travaux incomplets avant un appel de fonds.
Des défauts d’étanchéité apparents.
Des équipements absents ou mal positionnés.
Des finitions dégradées ou non terminées.
Une trace humide dans un vide sanitaire, sous une toiture ou autour d’une menuiserie doit être décrite sans conclusion hâtive. Une expertise humidité peut être nécessaire lorsque la cause ne peut pas être déterminée pendant une simple visite de chantier.
Le rapport doit distinguer ce qui a été observé, ce qui a été mesuré et ce qui reste à vérifier. Cette séparation évite de présenter une hypothèse comme une certitude.
Une réserve est l’inscription d’un défaut constaté lors de la réception. Une malfaçon désigne généralement une mauvaise exécution, tandis qu’une non-conformité correspond à un écart à une obligation contractuelle ou technique applicable.
Ces notions peuvent se recouper, mais elles ne sont pas interchangeables. Un équipement absent prévu par la notice relève d’un écart contractuel. Un carrelage mal posé peut relever d’une malfaçon. L’un comme l’autre peut être inscrit en réserve s’il est constaté à la réception.
Le vocabulaire doit rester factuel. L’expert décrit l’ouvrage, sa localisation, l’écart observé et le document de comparaison disponible.
La qualification juridique définitive des responsabilités ne relève pas de la seule expertise privée. Lorsque le désaccord persiste, une expertise amiable contradictoire permet de confronter les positions des parties autour de constatations techniques organisées.
Les 5 % ne sont pas une somme que le maître d’ouvrage peut simplement conserver sans formalité. En présence de réserves, leur consignation doit respecter le mécanisme prévu par les textes.
L’article R. 231-7 du Code de la construction et de l’habitation prévoit qu’une somme au plus égale à 5 % du prix convenu peut être consignée jusqu’à la levée des réserves. Le consignataire est accepté par les parties ou, à défaut, désigné par le président du tribunal judiciaire.
Lorsque le maître d’ouvrage est assisté à la réception par un professionnel entrant dans le cadre de l’article L. 231-8, le solde est payable à la levée des réserves ou à l’issue de la réception lorsqu’aucune réserve n’est formulée. La procédure doit donc être anticipée, notamment lorsque des défauts sont déjà connus.
Il faut distinguer consignation, refus de paiement et retard de paiement. En cas de difficulté, un conseil juridique peut être nécessaire pour sécuriser la démarche.
Les deux modalités ne produisent pas exactement les mêmes effets. Le choix doit être fait avant la réception en tenant compte de l’état de la maison et de la stratégie du maître d’ouvrage.
L’article L. 231-8 permet au maître d’ouvrage non assisté lors de la réception de signaler, par lettre recommandée avec accusé de réception, les vices apparents non relevés dans les huit jours suivant la remise des clés. Ce délai complémentaire ne s’applique pas lorsque le maître d’ouvrage était assisté à la réception par un professionnel de la construction répondant aux conditions légales.
Être accompagné le jour même permet un examen technique pendant l’acte de réception. Faire intervenir l’expert après une réception réalisée seul peut préserver le délai légal de huit jours, mais suppose d’avoir déjà géré correctement le procès-verbal initial.
Aucune option n’est universellement préférable. Le choix dépend du niveau d’achèvement, des désordres déjà repérés et de la capacité du maître d’ouvrage à conduire seul la première visite.
La réception constitue le point de départ de plusieurs garanties légales. Leur durée et leur champ d’application ne sont pas identiques.
Elle dure un an et couvre les désordres signalés dans les réserves ou notifiés après la réception, hors effets de l’usure normale ou de l’usage.
Elle porte pendant au moins deux ans sur les éléments d’équipement concernés par l’article 1792-3 du Code civil.
Elle concerne les dommages compromettant la solidité de l’ouvrage ou le rendant impropre à sa destination. La seule présence d’un défaut ne suffit donc pas à le qualifier automatiquement de désordre décennal.
Le rapport d’expert peut aider à caractériser techniquement le dommage. La mobilisation effective d’une garantie dépend ensuite de la nature du désordre, de sa gravité, de sa date d’apparition et des démarches accomplies.
Check my House est un cabinet d’expertise en bâtiment et construction qui propose notamment des missions d’assistance CCMI. Son rôle consiste à examiner techniquement les ouvrages, relever les désordres visibles et accompagner le particulier dans ses échanges liés à la construction.
Le cabinet intervient aussi dans les domaines des fissures, de l’humidité, de l’expertise avant achat et des litiges techniques. La base source décrit l’expert comme un intervenant indépendant chargé d’identifier les anomalies et de formuler des préconisations.
Faire appel à un expert en bâtiment ne transfère pas les responsabilités contractuelles du constructeur. L’intervention apporte une analyse complémentaire au maître d’ouvrage, sans se substituer à un avocat, à un bureau d’études ou à une maîtrise d’œuvre lorsque ces compétences sont nécessaires.
Les tarifs dépendent de l’étape contrôlée et de la surface de la maison. Le devis doit confirmer le contenu exact de la mission et les conditions de déplacement.
La grille tarifaire disponible dans la base interne indique :
Le montant dépend du nombre de visites et de la surface de la maison.
Fondations, gros œuvre, cloisons, chape, pré-réception et réception.
| Visite CCMI | Tarif TTC jusqu’à 75 m² |
|---|---|
| Fondations | 510 € |
| Gros œuvre | 590 € |
| Cloisons | 550 € |
| Chape | 510 € |
| Pré-réception | 720 € |
| Réception ou post-réception | 720 € |
Au-delà de 75 m², la grille prévoit 3 € TTC par m² supplémentaire et par prestation, ainsi que 60 € de frais de déplacement.
Ces montants doivent être vérifiés sur le devis établi pour le dossier. Les investigations complémentaires, le suivi prolongé d’un litige ou certaines analyses spécialisées peuvent relever d’une prestation distincte.
Cette FAQ répond aux questions pratiques des particuliers qui font construire une maison sous CCMI. Les réponses restent générales et doivent être adaptées au contrat et à l’état réel du chantier.
L’assistance d’un expert CCMI n’est pas obligatoire. Elle constitue un accompagnement technique facultatif décidé par le maître d’ouvrage.
Le constructeur conserve ses propres obligations contractuelles même lorsque le particulier ne mandate aucun expert. L’absence d’expert ne vaut donc ni acceptation anticipée des travaux ni renonciation aux garanties légales.
L’intérêt de l’assistance tient surtout au moment où les contrôles sont effectués. Un particulier peut voir qu’un mur ou une toiture existe, sans pouvoir apprécier tous les détails de mise en œuvre, les écarts aux plans ou les conséquences d’une anomalie.
L’expert apporte une méthode : lecture des documents, contrôle sur place, photographies, classement des observations et rapport. Il peut également aider à préparer les questions à adresser au constructeur.
Cette intervention ne garantit pas qu’aucun défaut ne se manifestera plus tard. Certaines parties sont cachées, certains essais relèvent d’autres professionnels et certaines pathologies ne deviennent visibles qu’avec le temps. L’objectif consiste à réduire les zones d’incertitude et à documenter ce qui peut être contrôlé au stade de la visite.
Les documents contractuels permettent à l’expert de comparer les travaux prévus aux travaux visibles. Sans eux, le contrôle risque de rester limité à un examen général de l’exécution.
Il est utile de transmettre le CCMI signé, les plans, la notice descriptive, les avenants, le permis de construire et les éventuels plans techniques disponibles. Les appels de fonds, comptes rendus, courriels et photographies des étapes précédentes peuvent également éclairer le contexte.
Avant une pré-réception ou une réception, il convient d’ajouter les demandes de travaux modificatifs, les choix de matériaux et les listes de défauts déjà adressées au constructeur.
Les documents doivent être classés par version. Un ancien plan conservé avec le plan définitif peut créer une confusion sur l’implantation d’une cloison ou d’un équipement.
Lorsque certaines pièces manquent, il faut le signaler. L’expert peut alors indiquer quelles conclusions ne peuvent pas être formulées et quels documents doivent être demandés au constructeur. Une limite explicitée dans le rapport vaut mieux qu’une validation fondée sur une information incomplète.
Les sources utilisées ne permettent pas d’affirmer qu’un expert privé dispose d’un droit général d’accès au chantier à n’importe quel moment. Les modalités d’accès doivent être organisées en tenant compte du contrat, de la sécurité et de la responsabilité du constructeur.
Le maître d’ouvrage peut demander à visiter le chantier avant le règlement d’un appel de fonds afin de constater que le stade facturé est atteint. La présence d’un expert doit cependant être annoncée et planifiée par écrit.
Il est préférable d’éviter une arrivée improvisée. Une demande écrite doit préciser la date souhaitée, le stade contrôlé, l’identité de l’accompagnant et la durée prévisible de la visite.
Si le constructeur oppose un refus, demandez qu’il en indique les raisons par écrit et propose une autre modalité. Conservez tous les échanges.
La réception constitue une situation différente : les textes prévoient explicitement que le maître d’ouvrage peut se faire assister par un professionnel. La portée du délai complémentaire de huit jours doit alors être prise en compte avant de décider de cette assistance.
L’expert peut donner un avis technique sur l’état réel d’avancement. Il ne remplace pas le maître d’ouvrage et ne rend pas une décision juridiquement contraignante pour les parties.
Pendant la visite, il compare le stade annoncé aux travaux visibles. Il relève les ouvrages manquants, inachevés ou difficilement compatibles avec le niveau de paiement demandé.
Son rapport peut justifier une demande d’explications ou de correction adressée au constructeur. Il constitue une pièce technique, mais il ne permet pas de suspendre automatiquement un règlement sans examiner le cadre contractuel.
Le maître d’ouvrage doit garder la maîtrise de son accord écrit auprès du prêteur. Le Code de la construction et de l’habitation prévoit que le paiement direct par le prêteur aux différents stades est soumis à cet accord écrit.
En cas de désaccord persistant, il est prudent de formaliser précisément les travaux considérés comme non achevés et d’obtenir un conseil juridique avant toute décision susceptible d’entraîner des pénalités ou un blocage du chantier.
Un écart aux plans doit être localisé, mesuré lorsque cela est possible et comparé au document contractuel applicable. Il faut éviter les contestations générales sans désignation précise de l’ouvrage concerné.
Commencez par vérifier que vous utilisez la dernière version signée du plan. Certains changements peuvent avoir fait l’objet d’un avenant, d’un accord écrit ou de travaux modificatifs.
L’expert peut photographier l’écart, relever ses dimensions et expliquer ses conséquences pratiques. Une cloison déplacée peut modifier la surface utile, l’accès à une pièce ou l’implantation d’un futur équipement.
L’observation doit ensuite être adressée au constructeur par écrit, avec la demande de correction ou d’explication. Lorsque la reprise reste simple, une correction rapide est souvent préférable à une discussion repoussée jusqu’à la réception.
Si le constructeur conteste l’écart ou sa portée, le rapport technique permet de structurer l’échange. La question des responsabilités, de l’acceptation éventuelle d’un changement ou d’une compensation relève ensuite du contrat et, si nécessaire, d’un conseil juridique.
La pré-réception est une visite préparatoire et non l’acte légal de réception. La liste rédigée à ce stade n’a pas exactement le même statut que les réserves inscrites au procès-verbal final.
Son intérêt est pratique. Elle permet de présenter les défauts avant la remise des clés et de laisser au constructeur un temps de correction lorsque le calendrier le permet.
Pour être utile, chaque observation doit être précise : pièce, ouvrage, défaut, photographie et référence contractuelle éventuelle. Une liste claire facilite la vérification lors de la réception.
Si les défauts ne sont pas repris, ils devront être examinés de nouveau le jour de la réception et, s’ils persistent, inscrits dans le procès-verbal. Il ne faut pas supposer qu’une mention ancienne sera automatiquement reprise dans le document final.
La pré-réception ne doit pas non plus conduire à signer un document ambigu pouvant être interprété comme une acceptation de l’ouvrage. Le vocabulaire employé et le titre du document doivent clairement rappeler qu’il s’agit d’une visite préalable.
Une réserve doit décrire un défaut identifiable et localisé. Elle doit permettre au constructeur de comprendre exactement ce qui doit être corrigé.
Indiquez la pièce ou la façade concernée, l’ouvrage, la position du défaut et sa manifestation. Par exemple : « chambre 2, fenêtre côté jardin, frottement du vantail empêchant la fermeture complète » est plus utile que « fenêtre défectueuse ».
Ajoutez des photographies lorsque cela est possible et conservez un exemplaire complet du procès-verbal signé. Vérifiez aussi que les annexes et listes complémentaires sont bien mentionnées dans le document principal.
Les défauts déjà signalés pendant le chantier ou la pré-réception doivent être réexaminés. Une correction annoncée mais non vérifiée ne doit pas être considérée comme acquise.
La réception est contradictoire et peut être prononcée avec réserves. La garantie de parfait achèvement couvre les désordres signalés au moyen de ces réserves, ainsi que ceux notifiés par écrit après la réception dans les conditions applicables.
Le mécanisme de consignation est lié à l’existence de réserves formulées lors de la réception. Les textes ne limitent pas ce principe aux seuls dommages structurels.
Il faut cependant que les réserves soient réelles, précises et inscrites dans le procès-verbal. La somme consignée est au plus égale à 5 % du prix convenu et doit être placée auprès d’un consignataire accepté par les parties ou désigné selon la procédure prévue.
Le maître d’ouvrage ne doit pas simplement conserver le solde sur son compte en présentant cette situation comme une consignation. Une mise en œuvre incorrecte peut créer un nouveau litige sur le paiement.
Les réserves esthétiques doivent être décrites avec autant de précision que les défauts fonctionnels. Il faut distinguer une tolérance acceptable, une imperfection réellement observable et une non-conformité au niveau de finition contractuellement prévu.
Lorsque les parties ne s’accordent ni sur le défaut ni sur la levée de la réserve, une expertise contradictoire ou un conseil juridique peut devenir nécessaire.
La garantie applicable dépend de la nature du défaut et de sa date d’apparition. Il ne faut pas classer automatiquement tout désordre sous la garantie décennale.
Pendant la première année suivant la réception, la garantie de parfait achèvement concerne les désordres signalés dans les réserves ou notifiés par écrit après la réception. Elle ne couvre pas les effets de l’usure normale ou de l’usage.
La garantie de bon fonctionnement s’applique pendant au moins deux ans aux éléments d’équipement relevant de son champ.
La responsabilité décennale vise les dommages d’une gravité particulière, affectant la solidité de l’ouvrage ou le rendant impropre à sa destination.
Dès la découverte du défaut, prenez des photographies datées, décrivez son évolution et conservez les échanges. Évitez les réparations importantes avant les constatations utiles, sauf mesure urgente de sécurité ou de protection. L’expert peut caractériser techniquement le dommage, mais la qualification juridique définitive dépend de l’ensemble du dossier.
Un expert peut intervenir après la réception pour examiner les réserves, rechercher la cause d’un désordre ou vérifier une reprise. La mission reste utile même lorsque les clés ont déjà été remises.
Lorsque le maître d’ouvrage a réceptionné seul, le délai particulier de huit jours du CCMI peut permettre de dénoncer certains vices apparents non signalés initialement. Cette notification doit être effectuée par lettre recommandée avec accusé de réception.
Après ce délai, les garanties légales restent susceptibles de s’appliquer selon la nature du défaut. L’expert peut établir un constat, rapprocher le désordre des documents et indiquer les investigations nécessaires.
Une intervention post-réception est aussi utile pour contrôler la levée des réserves. Une simple déclaration de l’entreprise ne suffit pas lorsque la correction n’a pas été vérifiée.
Si le constructeur conteste la réalité du défaut, son origine ou sa responsabilité, le rapport privé peut servir de base à une réunion amiable contradictoire. Il ne garantit toutefois ni l’accord de la partie adverse ni l’issue d’une procédure.
Une demande de devis doit préciser le stade actuel du chantier, la surface de la maison, la commune et la date envisagée pour la visite.
Demander un devis pour une assistance CCMI afin de définir la visite adaptée au stade de la construction.
Être rappelé par Check my House pour présenter les documents disponibles et les difficultés déjà rencontrées.
Les avis publiés sur Trustpilot peuvent être consultés séparément avant de choisir une prestation.
Nous intervenons dans tout le département du Val-d’Oise (95) et notamment dans les communes suivantes. Les 50 communes citées proviennent de la liste officielle du Code officiel géographique de l’Insee au 1er janvier 2026.
Ableiges, Aincourt, Andilly, Argenteuil, Asnières-sur-Oise, Auvers-sur-Oise, Beauchamp, Beaumont-sur-Oise, Bessancourt, Bezons, Boissy-l’Aillerie, Bouffémont, Bruyères-sur-Oise, Cergy, Champagne-sur-Oise, Chars, Chaumontel, Cormeilles-en-Parisis, Courdimanche, Deuil-la-Barre, Domont, Eaubonne, Enghien-les-Bains, Ermont, Fosses, Franconville, Frépillon, Garges-lès-Gonesse, Gonesse, Goussainville, Groslay, Herblay-sur-Seine, L’Isle-Adam, Jouy-le-Moutier, Louvres, Luzarches, Magny-en-Vexin, Marines, Menucourt, Montigny-lès-Cormeilles, Montmorency, Mériel, Méry-sur-Oise, Osny, Parmain, Pontoise, Roissy-en-France, Saint-Ouen-l’Aumône, Sarcelles, Taverny et Vauréal.
L’Insee recense 183 communes dans le Val-d’Oise et indique Pontoise comme chef-lieu du département.
Insee, Département du Val-d’Oise, Code officiel géographique au 1er janvier 2026, 2026
Légifrance, Code de la construction et de l’habitation, articles L. 231-1 à L. 231-13, version en vigueur en 2026
Légifrance, Code de la construction et de l’habitation, article R. 231-7, version en vigueur
Légifrance, Arrêté du 28 novembre 1991 approuvant les modèles types de notice d’information relative au CCMI, 28 novembre 1991
Légifrance, Code civil, article 1792, version en vigueur
Légifrance, Code civil, article 1792-3, version en vigueur
Légifrance, Code civil, article 1792-6, version en vigueur