Des contrôles adaptés à l’avancement du chantier
Chaque visite doit intervenir pendant que les ouvrages concernés restent observables. Une visite tardive ne permet pas de reconstituer avec certitude ce qui a été recouvert.
Fondations et soubassements
Lorsque l’accès et le calendrier le permettent, le contrôle peut porter sur les dimensions visibles, la disposition apparente des armatures avant coulage, les soubassements, le vide sanitaire et les points de passage des réseaux.
L’expert ne peut pas conclure sur un élément déjà enterré ou noyé dans le béton sans document, photographie ou investigation complémentaire adaptée.
Gros œuvre, charpente et couverture
La visite peut concerner les murs, les planchers, les ouvertures, les appuis, la charpente accessible, la couverture visible et les raccordements apparents.
La présence d’une fissure est décrite et localisée. Elle ne doit pas être qualifiée d’évolutive sans historique de mesures ou observations successives. Lorsqu’une fissuration nécessite une analyse dédiée, une expertise fissures peut être envisagée.
Cloisons, isolation, réseaux et chape
Avant fermeture complète des parois, il peut être utile de comparer l’implantation des cloisons, des portes, des prises, des points lumineux et des équipements avec les plans.
Selon l’étape, l’expert peut également observer l’isolation encore visible, la disposition apparente des réseaux et l’état de la chape. Le contrôle n’équivaut pas à une certification des installations électriques, thermiques ou acoustiques.
Pré-réception et stade des 95 %
La pré-réception est une visite préparatoire. Elle n’est pas la réception juridique de la maison. Elle permet de relever les travaux inachevés, les défauts apparents, les écarts contractuels et les équipements qui ne peuvent pas encore être testés.
Dans le régime courant du CCMI avec fourniture de plan, l’article R. 231-7 fixe les pourcentages maximaux exigibles à 15 % à l’ouverture du chantier, 25 % à l’achèvement des fondations, 40 % à l’achèvement des murs, 60 % à la mise hors d’eau, 75 % à l’achèvement des cloisons et à la mise hors d’air, puis 95 % à l’achèvement des travaux d’équipement, de plomberie, de menuiserie, de chauffage et de revêtements extérieurs. Une visite technique apporte des éléments d’appréciation, mais ne tranche pas à elle seule un désaccord juridique sur l’exigibilité d’un paiement.