L’expertise du gros œuvre CCMI dans le Val-d’Oise permet de contrôler les principaux ouvrages porteurs d’une maison avant qu’ils soient masqués par le second œuvre. L’expert examine les éléments accessibles, les compare aux plans communiqués et relève les écarts apparents qui nécessitent une explication ou une correction.
Cette visite intervient après celle des fondations. Elle concerne notamment le vide sanitaire, les planchers, les dalles, les murs, les escaliers, la charpente et, selon l’avancement réel du chantier, la couverture.
Le contrôle doit être organisé suffisamment tôt. Une fois les murs doublés, les réseaux installés et les parements posés, certains assemblages, appuis ou défauts deviennent beaucoup plus difficiles à observer.
L’assistance CCMI permet d’intégrer cette inspection dans un suivi comprenant plusieurs étapes : fondations, gros œuvre, cloisons, chape, pré-réception et réception.
L’expertise du gros œuvre est une inspection technique de la partie structurelle de la maison. Elle vise à vérifier la cohérence apparente des ouvrages exécutés avec les plans, la notice descriptive et les documents techniques remis à l’expert.
Le gros œuvre regroupe les éléments qui participent à la stabilité et à la transmission des charges. Dans une maison individuelle, cela concerne principalement les fondations déjà réalisées, les soubassements, les murs porteurs, les poteaux, les poutres, les planchers, les escaliers structurels et la charpente.
La visite gros œuvre est présentée par Check my House comme la seconde intervention du suivi CCMI. La base documentaire interne précise également que cette étape porte sur le contrôle des murs, des dalles et des structures porteuses.
L’expert ne vient pas diriger les entreprises. Il observe les ouvrages accessibles, effectue des relevés, photographie les points importants et rédige un rapport pour le maître d’ouvrage.
Cette distinction est essentielle. Le constructeur reste responsable de l’organisation du chantier et de l’exécution des travaux. Le bureau d’études structure demeure responsable des calculs et des plans qu’il établit.
Un expert en construction apporte ainsi un regard indépendant, sans remplacer les entreprises ni les concepteurs du projet.
La visite doit être programmée lorsque les murs, les planchers et les principaux ouvrages structurels sont suffisamment avancés pour être examinés. Elle doit néanmoins intervenir avant que les doublages, enduits intérieurs et finitions empêchent d’observer les supports.
Check my House situe généralement cette visite lorsque le gros œuvre est achevé et que la maison atteint le stade hors d’eau. Le toit est alors posé et l’ouvrage est protégé contre les entrées normales d’eau par sa partie supérieure.
Le moment exact dépend toutefois du chantier. La couverture peut ne pas être totalement terminée, certains escaliers peuvent rester à poser ou une partie du plancher peut nécessiter une intervention complémentaire.
Il ne faut donc pas réserver la visite à partir d’une appellation générale uniquement. Le maître d’ouvrage doit demander au constructeur :
Quels ouvrages sont effectivement terminés.
Quelles zones restent accessibles.
Si la charpente et la couverture sont posées.
Si les reprises déjà demandées ont été réalisées.
Quelle date est prévue pour le démarrage des doublages ou des cloisons.
Sur le terrain, quelques jours peuvent faire une vraie différence. Un linteau visible, une liaison de maçonnerie ou un appui de poutre peuvent être examinés tant que les parements ne sont pas posés. Après habillage, l’expert ne peut plus conclure à partir d’une observation directe.
L’intervention d’un expert en bâtiment doit donc être coordonnée avec le planning du conducteur de travaux, sans attendre le prochain appel de fonds pour commencer les démarches.
L’expert contrôle les principaux ouvrages du gros œuvre visibles et accessibles le jour de son intervention. La liste exacte dépend de la conception de la maison, de son stade d’avancement et des documents disponibles.
La page officielle consacrée à la visite gros œuvre mentionne le vide sanitaire, les dalles, les murs, les escaliers, la charpente et la couverture. Cette liste est annoncée comme non exhaustive et adaptée à l’avancement du chantier.

Le vide sanitaire est examiné lorsqu’il est accessible dans des conditions compatibles avec la sécurité. L’expert recherche des anomalies apparentes sur les soubassements, les appuis, les murs et les traversées visibles.
Le contrôle peut porter sur l’état général des maçonneries, la continuité apparente des ouvrages et les éventuelles traces d’eau présentes au moment de la visite. La présence ponctuelle d’humidité ne permet pas, à elle seule, d’en déterminer l’origine.
L’expert observe également les réservations et passages de réseaux accessibles. Un percement ou une ouverture ne doit pas être interprété isolément : sa position doit être rapprochée des plans et de la fonction structurelle du mur concerné.
Lorsque le vide sanitaire n’est pas accessible, cette limite doit apparaître dans le rapport. Il serait trompeur de considérer une zone comme contrôlée lorsqu’elle n’a pas pu être visitée.
Les dalles et planchers sont contrôlés pour relever les défauts apparents, les déformations visibles et les écarts par rapport aux plans. L’expert examine aussi leurs appuis et leurs relations avec les murs porteurs lorsqu’ils restent observables.
Une dalle peut présenter des variations d’aspect, des reprises de bétonnage ou des fissurations. Ces indices doivent être décrits dans leur contexte : emplacement, orientation, étendue visible et stade de séchage de l’ouvrage.
L’apparence seule ne permet pas de valider la résistance d’un plancher. Pour connaître sa capacité à reprendre les charges prévues, il faut disposer des plans de structure, des caractéristiques des éléments et, si nécessaire, de la note de calcul.
L’expert distingue donc le constat visuel de la validation structurelle. Il peut signaler une anomalie ou une incohérence documentaire, mais il ne doit pas présenter une mesure ponctuelle comme une certification générale de solidité.

Les murs porteurs sont contrôlés en fonction des matériaux utilisés et des plans remis. L’expert examine leur implantation apparente, les ouvertures, les linteaux, les appuis et les liaisons visibles entre les différentes parties de la construction.
Sur le terrain, les zones proches des baies méritent une attention particulière. Les ouvertures modifient la continuité d’un mur et nécessitent des dispositions adaptées définies par la conception du projet.
L’expert recherche également les fissures ou désaffleurements visibles. Il décrit leur position sans conclure automatiquement à un défaut structurel : certaines marques peuvent être superficielles, tandis que d’autres demandent une analyse complémentaire.
Lorsqu’une fissuration soulève un doute après le chantier, une expertise fissures permet d’en rechercher la nature, les causes possibles et les conséquences, sans attribuer d’office le désordre aux fondations ou à la maçonnerie.

Les escaliers structurels, la charpente et la couverture sont examinés lorsqu’ils sont posés et accessibles. L’expert vérifie leur cohérence apparente avec les plans et recherche les défauts visibles de mise en œuvre.
Pour la charpente, l’observation peut concerner les éléments présents, leurs assemblages visibles, leurs appuis et leur positionnement général. L’expert ne recalcule pas la structure s’il ne dispose pas d’une mission et des données nécessaires.
La couverture est contrôlée depuis les zones accessibles sans prise de risque. Selon la configuration, l’examen peut porter sur l’aspect général, les raccords visibles, les pénétrations de toiture et la continuité apparente des éléments posés.
Check my House indique qu’il peut être préférable, sur certains chantiers, de contrôler la toiture lors de la visite des cloisons afin de faciliter une éventuelle reprise de la structure avant sa fermeture complète. Cette organisation doit être adaptée au calendrier réel des travaux.
L’expert doit recevoir les documents permettant de comprendre ce qui devait être construit. Sans ces pièces, la visite se limite davantage à une description des ouvrages visibles qu’à une comparaison de conformité.
Les documents utiles comprennent généralement :
Le CCMI et sa notice descriptive.
Le plan de masse.
Les plans des différents niveaux.
Les coupes de la maison.
Les plans du bureau d’études structure.
L’étude géotechnique disponible.
Les plans de fondations.
Les plans de planchers et de charpente.
Les avenants validés.
Les comptes rendus de chantier.
Les photographies prises pendant les étapes précédentes.
Les échanges portant sur des modifications ou des reprises.
Il faut vérifier les indices et les dates des plans. Une différence entre le chantier et un document ancien ne constitue pas nécessairement une non-conformité si un plan modificatif a été validé par la suite.
À l’inverse, une modification exécutée sans plan actualisé doit être expliquée. Une réponse orale du type « cela se fait toujours ainsi » ne permet pas de vérifier la cohérence avec la conception propre à la maison.
Le rapport doit préciser les documents effectivement consultés. Il doit également indiquer ceux qui n’ont pas été transmis lorsque leur absence limite les conclusions.
L’expression « gros œuvre » ne correspond pas, à elle seule, à un stade unique défini dans l’échéancier légal du CCMI. Les appels de fonds sont liés à des étapes précises telles que l’achèvement des murs ou la mise hors d’eau.
Pour un CCMI avec fourniture de plan, l’article R. 231-7 du Code de la construction et de l’habitation fixe notamment les plafonds cumulés suivants :
25 % à l’achèvement des fondations.
40 % à l’achèvement des murs.
60 % à la mise hors d’eau.
75 % à l’achèvement des cloisons et à la mise hors d’air.
95 % à l’achèvement des travaux d’équipement, de plomberie, de menuiserie, de chauffage et de revêtements extérieurs.
La visite gros œuvre peut donc se situer autour de plusieurs événements contractuels, selon l’état réel de la maison. Si le toit est posé, le chantier peut approcher ou avoir atteint la mise hors d’eau. Cela ne permet pas de conclure automatiquement que toutes les prestations comprises dans le stade annoncé sont achevées.
L’expert fournit un constat technique. Il peut indiquer qu’un mur reste incomplet, qu’une zone n’est pas accessible ou qu’une pièce justificative manque. Il ne se substitue pas à un conseil juridique pour décider des conséquences contractuelles d’un désaccord sur le paiement.
Les défauts relevés peuvent concerner la géométrie, l’aspect des ouvrages, leur implantation ou leur correspondance avec les plans. Leur importance doit être appréciée en fonction de leur cause et de leur rôle dans la construction.
Parmi les points pouvant attirer l’attention figurent :
Une ouverture positionnée différemment du plan.
Un appui ou un linteau présentant une anomalie apparente.
Une fissuration sur un mur ou une dalle.
Une déformation visible.
Un défaut d’alignement.
Une liaison de maçonnerie incomplète.
Une réservation absente ou déplacée.
Une différence entre la charpente posée et les documents remis.
Une zone d’humidité ou d’infiltration.
Un ouvrage recouvert avant contrôle.
Cette liste ne permet pas de conclure sans visite. Un aspect irrégulier n’est pas nécessairement un désordre grave, tandis qu’un détail peu spectaculaire peut révéler une contradiction importante avec les plans.
L’expert doit expliquer ce qu’il voit, ce qu’il ne peut pas voir et ce qui doit être justifié par le constructeur ou le bureau d’études. Cette méthode évite les conclusions alarmistes comme les validations trop rapides.
Une non-conformité doit être décrite, photographiée et rapprochée du document de référence. Le maître d’ouvrage peut ensuite demander au constructeur une correction, une explication ou une justification écrite.
La demande doit être adressée rapidement lorsque les travaux continuent. Une anomalie visible sur un mur devient plus difficile à discuter après la pose de l’isolation, des doublages et des enduits.
Il est conseillé de conserver :
Le rapport d’expertise.
Les photographies datées.
Les courriels échangés.
Les plans utilisés pour la comparaison.
Les réponses du constructeur.
Les documents établis par le bureau d’études.
Les preuves des corrections effectuées.
L’expert ne donne pas directement d’ordre à l’entreprise. Le maître d’ouvrage transmet ses observations au constructeur, qui organise les éventuelles reprises avec ses intervenants.
Lorsque les parties contestent la réalité ou l’origine d’un écart, une expertise amiable contradictoire peut permettre de confronter les positions et les documents dans un cadre technique. Elle ne garantit pas un accord, mais elle facilite une discussion fondée sur des constats précis.
Le contexte géologique et les risques naturels peuvent influencer la conception d’une maison, mais ils ne déterminent pas seuls la qualité de son gros œuvre. L’analyse doit toujours être menée à l’adresse du chantier et à partir des études propres au projet.
La préfecture indique que le Val-d’Oise connaît plusieurs phénomènes naturels : inondations, ruissellement, cavités souterraines, dissolution du gypse, retrait-gonflement des sols argileux, terrains alluvionnaires compressibles et autres mouvements de terrain plus localisés.
Cette diversité ne signifie pas que chaque commune ni chaque parcelle est exposée de la même manière. Une maison située à Pontoise, Argenteuil, Cergy ou dans une commune rurale du Vexin ne peut pas être évaluée à partir du seul numéro de département.
Pour le contrôle du gros œuvre, ces données servent surtout à replacer les documents du projet dans leur contexte. L’expert peut vérifier que les plans et les études utiles ont été communiqués, mais il ne peut pas déduire la nature du terrain à partir d’une carte départementale.
Check my House est un cabinet d’expertise en bâtiment et construction fondé en 2019. Son activité comprend notamment les expertises fissures et humidité, l’expertise avant achat, l’assistance CCMI, l’assistance VEFA et l’accompagnement dans les litiges de construction.
Dans le cadre d’un CCMI, les interventions peuvent être réalisées aux étapes des fondations, du gros œuvre, des cloisons, de la chape, de la pré-réception et de la réception. Après la visite, les constatations et les points à justifier sont consignés dans un rapport.
La mission reste limitée aux ouvrages accessibles et aux documents transmis. Check my House ne remplace ni le constructeur, ni le maître d’œuvre, ni le bureau d’études chargé de dimensionner la structure.
Le tarif de la visite gros œuvre est de 590 € TTC jusqu’à 75 m², puis 3 € TTC par mètre carré supplémentaire. Des frais de déplacement de 60 € sont indiqués.
Puis 3 € TTC par mètre carré supplémentaire. Frais de déplacement de 60 €.
Le rapport d’expertise du gros œuvre est compris dans ce forfait.
Le rapport d’expertise du gros œuvre est compris dans ce forfait. La gestion ou le suivi complémentaire du dossier peut faire l’objet d’une facturation distincte selon la mission demandée.
Cette grille est également présente dans la base documentaire interne de Check my House.
La visite des fondations contrôle les ouvrages situés à la base de la construction, avant ou autour de leur bétonnage. La visite du gros œuvre examine ensuite les ouvrages porteurs élevés au-dessus de ces fondations.
Pendant la première intervention, l’attention se concentre notamment sur les fouilles, les armatures accessibles et la cohérence avec les plans de fondations. Cette étape doit être organisée avant que le béton ne rende les aciers et le fond des fouilles invisibles.
La visite du gros œuvre intervient plus tard. Les murs, les planchers, les dalles et parfois la charpente sont alors réalisés. L’expert peut observer la manière dont les charges de la maison sont reprises et transmises entre les différents éléments visibles, sans pour autant recalculer la structure.
Les deux visites sont complémentaires. Un contrôle satisfaisant des fondations ne permet pas de valider automatiquement les murs ou les planchers construits ensuite. Inversement, un gros œuvre d’aspect régulier ne permet pas de vérifier ce qui a été définitivement noyé sous le bâtiment.
La continuité documentaire est donc importante. Les plans consultés lors des fondations doivent pouvoir être rapprochés des plans du gros œuvre, des modifications validées et des photographies prises au fil du chantier.
La toiture peut être posée lors de la visite, mais cette situation dépend de l’organisation retenue pour le chantier. L’important est de définir précisément les ouvrages que l’expert pourra examiner le jour du rendez-vous.
Check my House présente la visite gros œuvre comme une intervention généralement réalisée lorsque la maison est hors d’eau. Dans ce cas, la charpente et la couverture sont suffisamment avancées pour faire partie du contrôle.
Le site précise toutefois qu’un contrôle de toiture peut être organisé à l’étape des cloisons. L’idée est de ne pas attendre une fermeture trop complète si une reprise importante de la structure devait être demandée.
Avant de confirmer le rendez-vous, le maître d’ouvrage doit donc demander au constructeur si la charpente est terminée, si la couverture est posée et si les combles sont accessibles. Il doit aussi savoir quand commenceront les doublages.
Une visite peut rester utile même si la toiture n’est pas achevée, à condition que son périmètre soit clairement défini. Le rapport mentionnera alors les éléments non posés ou non contrôlés, qui pourront nécessiter une vérification lors d’une étape ultérieure.
L’expert ne certifie pas la solidité générale de la maison à partir d’une simple visite visuelle. La validation du dimensionnement exige les calculs, les hypothèses de charges et les plans établis par les professionnels responsables de la conception structurelle.
Lors de la visite, l’expert peut contrôler la correspondance apparente entre les ouvrages et les documents. Il peut relever une différence de position, une fissure, une déformation visible, un appui inhabituel ou l’absence d’un plan nécessaire à la compréhension.
Ces observations peuvent conduire à demander une justification au bureau d’études structure. Elles ne remplacent pas une note de calcul et ne permettent pas de connaître la résistance interne d’un élément déjà coulé ou fermé.
Le rapport doit donc employer des formulations précises. Il peut indiquer qu’aucune anomalie particulière n’a été observée sur une zone accessible, mais il ne doit pas transformer cette absence d’observation en garantie absolue.
Lorsqu’un doute sérieux concerne la capacité d’un mur, d’une poutre ou d’un plancher, une mission spécifique peut être nécessaire. Elle devra être définie avec le professionnel compétent, en fonction des documents disponibles et des investigations envisageables.
Il faut remettre les plans permettant d’identifier la structure réellement prévue pour la maison. Les versions transmises doivent être à jour et correspondre aux modifications validées pendant le chantier.
Le dossier comprend idéalement les plans des niveaux, les coupes, les façades, le plan de fondations, les plans de planchers, les détails structurels et le plan de charpente. L’étude de sol et la notice descriptive apportent également un contexte utile.
Chaque document doit être identifiable par sa date et son indice. Sur un chantier, plusieurs versions d’un même plan peuvent circuler. Comparer l’ouvrage à une version dépassée risque de produire une conclusion erronée.
Les avenants sont tout aussi importants. Une ouverture déplacée, un escalier modifié ou un plancher adapté doivent être documentés pour que l’expert sache quelle configuration a finalement été acceptée.
Lorsque certaines pièces manquent, la visite n’est pas forcément impossible. L’expert doit toutefois indiquer que ses vérifications ont été limitées. Il peut décrire les ouvrages visibles, mais il ne peut pas confirmer leur correspondance avec un plan qu’il n’a jamais reçu.
Transmettre le dossier avant la visite permet enfin de repérer les zones qui mériteront une observation particulière sur place.
Une visite reste possible après la pose des doublages, mais son efficacité est réduite. Les parements empêchent alors d’observer directement une partie des murs, des liaisons, des appuis et des réseaux intégrés.
L’expert pourra encore examiner les façades, les planchers accessibles, les combles, la charpente visible et les zones non habillées. Il pourra aussi étudier les photographies prises avant fermeture et comparer les dimensions générales aux plans.
Les images de chantier doivent cependant être exploitables. Une photographie sans date, sans repère d’échelle ou sans localisation précise ne permet pas toujours d’identifier la zone représentée.
Il est donc préférable d’intervenir avant le démarrage du second œuvre. Cette organisation laisse aussi au constructeur davantage de possibilités pour réaliser une correction sans devoir déposer des matériaux déjà installés.
Si les doublages sont posés et qu’une anomalie importante est suspectée, il ne faut pas conclure par simple supposition. Des investigations ciblées peuvent être envisagées, mais leur pertinence dépend de la nature du doute, des documents disponibles et des conséquences d’une ouverture des parements.
Le rapport doit clairement distinguer ce qui a été observé de ce qui demeure inaccessible.
Une différence visible avec les plans, une fissure, un mur déformé ou une infiltration doivent être signalés à l’expert. Ces signes ne prouvent pas automatiquement une malfaçon grave, mais ils justifient une observation attentive.
Le maître d’ouvrage peut également relever une baie déplacée, une hauteur inhabituelle, une dalle présentant un aspect irrégulier ou un élément de charpente différent du dessin communiqué. Il doit prendre des photographies sans intervenir sur les ouvrages.
Les échanges avec le conducteur de travaux sont utiles. Lorsqu’une modification a été décidée sur le chantier, il faut demander le plan actualisé ou la confirmation écrite de la solution retenue.
Les zones humides méritent aussi d’être documentées. Après des pluies, de l’eau peut être temporairement présente sur un chantier non fermé. L’expert devra déterminer si l’observation est compatible avec l’état d’avancement ou si elle révèle un défaut apparent à examiner.
Il ne faut pas attendre la visite pour signaler une situation manifestement évolutive. Le constructeur doit être informé rapidement, tout en conservant les traces nécessaires pour que l’expert puisse reconstituer les événements.
Le rapport fournit des éléments techniques, mais il ne décide pas seul de l’exigibilité d’un appel de fonds. La réponse dépend du stade réellement atteint, du contenu du CCMI et de la nature des écarts relevés.
L’article R. 231-7 fixe un maximum cumulé de 40 % à l’achèvement des murs et de 60 % à la mise hors d’eau. Ces pourcentages correspondent à des étapes réglementaires distinctes.
L’expert peut constater qu’un mur reste inachevé, que la couverture n’est pas complète ou qu’un ouvrage annoncé n’a pas pu être contrôlé. Il peut également relever une non-conformité apparente tout en constatant que l’étape matérielle est avancée.
Il faut donc différencier trois questions : les travaux sont-ils matériellement achevés, correspondent-ils aux documents, et quelles conséquences contractuelles faut-il tirer d’un éventuel écart ?
La première et la deuxième relèvent en partie du constat technique. La troisième peut nécessiter l’avis d’un professionnel du droit, surtout si le constructeur maintient sa demande de paiement.
Le maître d’ouvrage doit formaliser son désaccord, demander une réponse écrite et éviter de transformer une discussion technique en décision juridique improvisée.
Le maître d’ouvrage doit transmettre rapidement les observations et demander une réponse écrite. Il doit préciser les points concernés, les documents de référence et la correction ou justification attendue.
Le rapport ne constitue pas automatiquement un ordre d’arrêt du chantier. Le constructeur reste responsable de son organisation et peut contester l’analyse ou produire une justification technique.
Lorsque les travaux risquent de masquer l’anomalie, il est utile de rappeler cette urgence dans le courrier. Les photographies, les plans et les échanges doivent être conservés sans modification.
L’expert peut analyser les éléments nouveaux et vérifier si la réponse traite réellement le problème soulevé. Une phrase générale affirmant que « tout est conforme » ne répond pas nécessairement à une différence précise entre le plan et l’exécution.
En cas de blocage, une réunion contradictoire peut être organisée. Le constructeur, son bureau d’études et l’expert du maître d’ouvrage peuvent alors confronter les documents et les constatations.
Si la situation présente un enjeu contractuel ou un risque immédiat allégué, un conseil juridique doit être recherché. L’expert apporte l’analyse technique, mais il ne remplace pas l’avocat ni le juge.
Le rapport peut être utilisé pour documenter l’état du chantier à la date de la visite. Sa portée dépend de la précision des observations, des photographies, des documents analysés et du respect du contradictoire lorsque celui-ci devient nécessaire.
Un rapport privé constitue un élément technique produit par une partie. Il peut servir pendant une négociation, être transmis à l’assureur ou compléter un dossier préparé avec un avocat.
Il est particulièrement utile lorsqu’il identifie clairement la zone examinée, le document de référence, l’écart observé et les limites de la mission. Les formulations vagues ou les conclusions sans preuve affaiblissent son intérêt.
Si un désordre apparaît après la réception, le propriétaire doit conserver ce rapport avec les plans, les procès-verbaux et les échanges du chantier. Ces pièces peuvent aider à comprendre l’antériorité et l’évolution du problème.
Lorsqu’un dommage est déclaré à une assurance, un expert d’assuré peut accompagner le propriétaire dans l’analyse technique et la présentation de son dossier. Les garanties mobilisables dépendent toutefois du contrat et de la nature du dommage.
Une seule visite ne permet pas de contrôler toutes les étapes d’une construction. Chaque phase rend visibles des ouvrages différents et masque progressivement ceux qui ont été réalisés auparavant.
La visite des fondations examine ce qui sera enterré ou noyé. La visite du gros œuvre porte sur les murs, dalles et structures porteuses. La visite des cloisons permet ensuite de contrôler l’agencement, certaines installations et les ouvrages de second œuvre encore accessibles.
La chape, la pré-réception et la réception répondent à d’autres objectifs. Elles concernent notamment les supports de sol, les équipements, les finitions, la conformité apparente au contrat et les réserves à formuler.
Le nombre de visites doit être adapté au projet, à sa complexité et aux préoccupations du maître d’ouvrage. Il n’est pas nécessaire de prétendre qu’un suivi éliminera tout risque. Son intérêt est de repérer plus tôt les écarts visibles et de conserver une trace technique des différentes étapes.
Lorsque le budget impose des choix, les interventions doivent être planifiées avant la fermeture des ouvrages. Une visite organisée trop tard ne peut pas reconstituer avec certitude ce qui n’est plus accessible.
La visite doit être préparée avant la fermeture des murs et des structures accessibles. Transmettez la commune du chantier, sa surface, son état d’avancement et la date prévue pour les prochaines interventions.
Nous intervenons dans tout le département du Val-d’Oise 95. Les missions peuvent être organisées dans les secteurs urbains comme dans les communes rurales du département.
Nous intervenons notamment à : Ableiges, Aincourt, Ambleville, Amenucourt, Andilly, Argenteuil, Arnouville, Arronville, Arthies, Asnières-sur-Oise, Attainville, Auvers-sur-Oise, Avernes, Baillet-en-France, Banthelu, Beaumont-sur-Oise, Bellefontaine, Belloy-en-France, Berville, Bessancourt, Béthemont-la-Forêt, Bezons, Boisemont, Boissy-l’Aillerie, Bonneuil-en-France, Bouffémont, Bréançon, Brignancourt, Bruyères-sur-Oise, Buhy, Butry-sur-Oise, Cergy, Champagne-sur-Oise, Charmont, Chars, Châtenay-en-France, Chaumontel, Chaussy, Chauvry, Chennevières-lès-Louvres, Cléry-en-Vexin, Commeny, Condécourt, Cormeilles-en-Parisis, Courcelles-sur-Viosne, Courdimanche, Deuil-la-Barre, Domont, Eaubonne et Écouen.
Ces communes sont issues de la liste officielle des 183 communes du Val-d’Oise publiée dans le Code officiel géographique de l’INSEE.
La visite doit être préparée avant la fermeture des murs et des structures accessibles. Transmettez la commune du chantier, sa surface, son état d’avancement et la date prévue pour les prochaines interventions.
Demander un devis permet de vérifier le périmètre de la mission et les documents à fournir.
Être rappelé permet d’échanger sur le meilleur moment pour programmer la visite.
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Les sources ci-dessous ont servi à vérifier les informations juridiques, territoriales et locales. Les documents internes de Check my House ont été utilisés pour le contenu des missions et la grille tarifaire.
Légifrance, Code de la construction et de l’habitation, article R. 231-7, version en vigueur depuis le 1er janvier 2020
INSEE, Département du Val-d’Oise, Code officiel géographique au 1er janvier 2026, 2026
Préfecture du Val-d’Oise, Risques naturels et industriels, mise à jour du 30 juillet 2024