Ce que l’expert contrôle pendant une construction sous CCMI
L’analyse s’appuie sur ce qui peut être observé et sur les pièces contractuelles communiquées. Une perspective commerciale, un plan de vente et un plan annexé au contrat n’ont pas la même valeur : l’expert identifie d’abord la version applicable avant de qualifier un écart.
Les documents utiles à réunir avant l’intervention sont notamment les suivants.
- le CCMI et ses annexes, avec les avenants signés
- les plans contractuels cotés et la notice descriptive
- le permis de construire et ses éventuelles modifications
- les études géotechniques ou structurelles disponibles
- les comptes rendus de chantier et les photographies des ouvrages déjà recouverts
- l’appel de fonds associé à l’étape examinée
Une observation suit ensuite une progression stable : le constat décrit ce qui est visible, la référence le compare à un document identifiable, l’hypothèse reste annoncée comme telle et la conclusion n’est retenue que lorsque les éléments disponibles le permettent. Aucune solution de reprise ne se choisit sur la seule apparence d’un désordre.
La visite des fondations
Le moment d’intervention est déterminant. Tant que fouilles, armatures, réservations et adaptations au sol restent accessibles, la comparaison avec les plans et les études remises est possible. Après coulage et remblaiement, une partie de ces éléments n’est plus observable directement.
La visite du gros œuvre
Elle porte sur les murs, planchers, ouvertures, appuis, dalles, charpente, couverture et parties accessibles du vide sanitaire. Une fissure ou une déformation est décrite et localisée ; elle n’est pas qualifiée d’évolutive sans historique, mesures ou observations successives.
La visite des cloisons et des réseaux
Avant fermeture des doublages, l’expert examine l’implantation des pièces, les passages de réseaux, les réservations, l’isolation encore visible, la position des menuiseries et de certains équipements. Ensuite, ces vérifications deviennent nettement plus limitées.
La visite de la chape et des supports
Le contrôle porte sur l’état apparent du support, les niveaux accessibles, les seuils, la planéité et les joints visibles. Il doit intervenir avant que le carrelage ou un autre revêtement ne recouvre la surface.